PAS QUESTION DE DESCENDRE DU SINGE !

 

Non, l'homme ne descend pas du singe

 

    En élaborant sa théorie sur l'évolution des espèces, Darwin pava la voie à une théorie de l’ascendance commune de toutes les espèces. Mendel qui reprit ses travaux démontra que l'ordre et non l'anarchie déterminait la lignée des espèces. Cependant, il fallu trouver réponses à toutes les énigmes et surtout le chaînon manquant. Longtemps avant que Darwin n'eut escaladé la falaise du Cap vert et trouvé des ossements dans la pampa de l'Argentine, d'autres hommes avaient découvert des fossiles ne leur donnant cependant pas l'attention qu'ils méritaient. Les géologues et archéologues, encore à leurs débuts, ne concevaient pas encore que les transformations ne s'échelonnaient pas sur quelques siècles, mais sur des millions. Le Français Jacques Boucher de Perthes s'intéressa au début du XIXe siècle aux ossements d'animaux et aux outils découvert par des ouvriers des gravières d'Abbeville. En 1859, les savants britanniques Prestwich, Lyell et Falconner reprirent les travaux et reconnurent que l'homme avait pu vivre en même temps que ces animaux.

Donc, bien avant Darwin, on brassait des idées et de preuves sur l'évolution, mais avec son traité, De l'origine des espèces, Charles Darwin posa l'indispensable notion d'évolution des espèces qui allait permettre de reconnaître et de classifier les preuves paléontologiques de l'ancienneté de l'humanité.

«À l'époque où il postulait que des variations aléatoires apparaissaient spontanément chez les êtres vivants, Darwin ignorait tout de la génétique et des lois de la transmission héréditaire des caractères, établies par un de ses contemporains, Gregor Mendel. Ce n'est qu'au début du XXsiècle que la connaissance des lois de Mendel et la découverte des mutations génétiques allaient permettre d'expliquer l'apparition et la transmission de ces variations aléatoires. L'évolution pouvait alors être interprétée comme le résultat des modifications de fréquence des différentes formes («!originales!» ou «!mutantes!») des gènes dans les populations d'êtres vivants. Cette vision était celle des généticiens des populations R.A. Fisher, J.B.S. Haldane et Sewall Wright, dans les années 1920 et 1930» (Microsoft, Encarta 1999)

Les recherches se poursuivirent en Europe, dans les deux Amériques, à Java, en Chine, en Afrique. Dès lors, les découvertes d'hommes fossiles ne cessent de se multiplier. L'homme de Cro-Magnon en 1868, l'homme de Néandertal en 1872, les dents du Sinanthrope en 1868, l'homme de la Chapelle-aux-saints en 1908, dont le paléontologue Boule fit une étude demeurée célèbre. À cela, il faut ajouter les recherches menées en Chine en 1920 par Pierre Teilhard de Hardin. Cependant, c'est en Afrique que seront retirés les plus anciens fossiles, après que l'on eut découvert le crâne d'un enfant. C'était le premier Australopithèque connu. C'est également en Afrique, plus précisément en Éthiopie qu'en 1975, on découvrit le squelette de la jeune Australopithèque, Lucy.

Si Darwin attribuait une descendance commune à l'homme et au singe, les chercheurs démontreront plus tard qu'ils sont davantage cousins que frères. L'homme étant constitué ayant 99 pour cent les mêmes caractères génétiques que le singe et 60 pour cent de son anatomie.

«Les fossiles ne se sont formés qu'en petit nombre jusqu'au Cambrien, il y a près de 600 millions d'années. À cette époque, les principaux embranchements (les grands groupes dans lesquels sont classés les êtres vivants) étaient apparus. Avant le Cambrien, la plupart des organismes n'étaient pas pourvus de parties dures, une coquille ou des dents, par exemple, ils laissaient donc exceptionnellement des traces fossiles. Les premiers vertébrés apparaissent en nombre dans les couches fossilifères datées de 300 à 400 millions d'années : des êtres ressemblant à des poissons, entièrement recouverts d'une armure de plaques. Les premiers vertébrés à s'aventurer sur la terre ferme descendaient probablement de poissons pulmonés à nageoires lobées il y a environ 250 millions d'années, suivis par des amphibiens, puis par les divers groupes d'animaux que l'on rassemble dans le groupe des reptiles. Les mammifères puis, plus tard, les oiseaux proviennent de deux branches différentes de reptiles. La rapide divergence des mammifères en la grande diversité de types que nous observons de nos jours, des souris aux éléphants et des kangourous aux gorilles, s'est probablement effectuée dans les niches écologiques libérées par l'extinction des dinosaures, il y a 65 millions d'années. Les vertébrés, dont nous venons d'évoquer les représentants, ne constituent qu'une petite partie de la diversité de la vie. Plusieurs dizaines d'embranchements animaux peuvent être décrits, parmi lesquels les vertébrés ne forment qu'un sous-embranchement. Notre propre espèce appartient au groupe des primates, comme les singes. C'est l'unique représentant actuel d'une famille apparue au cours d'une rapide poussée évolutive, durant les quelques derniers millions d'années. Des données de biologie moléculaire suggèrent que notre dernier ancêtre commun avec les grands singes vivait il y a 6 à 8 millions d'années. Avant cela, nos ancêtres lointains étaient probablement de petites formes insectivores ressemblant à des musaraignes, des animaux nocturnes vivant dans un monde dominé par les dinosaures. Ces petits mammifères descendaient du groupe des «!reptiles mammaliens!» qui connut son apogée avant l'expansion des dinosaures.» (Microsoft, Encarta, 1999)

L'Australopithèque, qui signifie homme singe venant du sud, est le plus vieil ancêtre de l'être humain. Cet apparence d'humain qui provient de l'Afrique a été le premier à se relever sur ses jambes, donc à être considéré comme une bipède. La théorie acceptée révèle que n'ayant plus rien à portée de bouche pour manger, se serait relevé sur ses deux jambes pour s'alimenter. Le besoin de préhension de la bouche étant remplacée par les mains, les muscles crâniens ont pu se relâcher, afin que la boîte crânienne et le cerveau occupent plus d'espace.

Ce crâne d'Australopithecus afarensis, une des plus anciennes espèces d'hominidés, est âgé d'environ quatre millions d'années. Les portions de couleur claire représentent les fragments d'os réellement retrouvés tandis que les secteurs de couleur foncée sont une reconstitution des morceaux manquants.

L'Australopithèque utilisait la roche, des ossements et des bâtons comme outils. Plus de 1000 spécimens appartenant à la famille des Australopithèques ont été retracés. Son passage sur terre se situe de cinq millions d'années à 1,2 millions d'années. Sa capacité crânienne se situait à 500 cm3, avec un font et un menton peu développés en comparaison avec une arcade sourcilière proéminente. L'Australopithèque était végétarien. Découverte en 1974, Lucy est un squelette complet à 75 pour cent. Trouvée à l'est du rif, c'est sur elle que les théories les plus récentes ont été élaborées. La découverte de Abel à l'Ouest du rif, au Tchad, il y a environ cinq ans, pourrait bien changer les données quant à l'origine de la bipédie de l'être humain.

Ayant fait son apparition, il y a environ quatre millions d'années dans la région de l'Afrique, l'Homohabilis, homme habile, capable de faire des outils avec la pierre, disparut en 700 000. Sa capacité crânienne ayant passé à 800 cm3, l'Homohabilis est 100 pour cent bipède. Homnivore, il est le premier à fabriquer des outils en pierres tuilées. Les phalanges retrouvées sur les squelettes prouvent qu'il se servait de ses mains. Les tas de pierres retrouvés autour de certains squelettes représentent les traces d'habitation de notre ancêtre lointain.

En août 1960, le paléontologue britannique Louis Leakey découvrit, lors d'une expédition en Tanzanie, un crâne humain (présenté ici à côté du crâne d'un chimpanzé) qu'il identifia comme un Homo habilis.

Si des ossements de l'Homohabilis et de l'Australopithèque ont été retrouvés exclusivement en Afrique, l'Homoerectus semble avoir été le premier à se promener. Des spécimens de l'Homoerectus ont été découvertes en Asie et en Europe. On date son passage sur la terre de 1,6 millions d'années à 200 000. Descendant de l'Homo-habilis, il mesurait de 1,50 mètres à 1,70 mètres et pesait environ 70 kilos. la capacité crânienne ne cesse de croître avec ce descendant de l’homme et passe à 1100 cm3. Premier véritable chasseur, l'Homoerectus fabrique des lances et fait durcir la pointe dans le feu. C'est d'ailleurs à ce descendant de l'homme que revient le mérite d'avoir domestiqué le feu, il y a environ 450 000 ans. On a retrouvé des os éoïdes, essentiels à la parole, sur certains squelettes prouvant qu'ils ont été les premiers à utiliser une certaine forme de langage

L'Homme de Néandertal et l'Homme de Cro-Magnon ou Homo-Sapiens viennent à la suite de l'Homoerectus dans l'évolution de l'homme. L'Homme de Néandertal, dont le passage est estimé entre 230 000 à 300 000 a une capacité crânienne supérieure à l'humain du 21e sicle, soit 1500 à 1600 cm3. Son crâne est plat et son arcade sourcilière prononcée et son os ésoïde est développé. Il a des membres courts et trapus, taille la pierre en biface et est le premier à enterrer ses morts. Seul problème, l'analyse de l'ADN de l'homme de Néandertal démontre qu'il n'est pas l'ancêtre de l'Homo Sapiens-Sapiens ou l'être humain que nous sommes.

 

La juxtaposition des crânes d'un Homo sapiens neandertalensis (à gauche) et d'un Homo sapiens sapiens met en évidence les différences de leur morphologie faciale. Les Néandertaliens possédaient une architecture faciale spécifique : crâne dolichocéphale d'un volume supérieur à celui de l'Homme moderne, front bas et fuyant, bourrelet sus-orbitaire saillant, absence de menton, prognatisme.

Autre descendant dans la branche de l'évolution de l'être humain, l'Homo-Sapiens, qui signifie homme savant, est notre descendant en ligne directe. Ses squelettes ont été retrouvés sur tous les continents. Le dernier maillon de l'évolution fait son apparition il y a plus de 35 000 ans. Sa taille se situe entre 1,65 et 1,80 mètres. Sa capacité crânienne a été évaluée à 1500 cm3 et un front apparaît sur le crâne. Il est le premier à peindre sur les parois des cavernes avec des peintures à base de plantes, de roches broyées, de sang et de jaune d'oeufs.

L'homme continua à se développer. On perfectionne les outils, on émigre, on devient sédentaire. Peu à peu les techniques d'agriculture se développent, on organise des sociétés et l'humain devient ce qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire, l'Homo Sapiens-Sapiens



Article ajouté le 2008-03-29 , consulté 49 fois

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